En un jour, tout a changé

[1] Quand l’Éternel ramena les captifs de Sion, Nous étions comme ceux qui font un rêve. [2]  Alors notre bouche était remplie de cris de joie, Et notre langue de chants d’allégresse; Alors on disait parmi les nations: L’Éternel a fait pour eux de grandes choses! Psaumes 126:1-2 LSG

Après la mort de mon père, je traversais une période extrêmement difficile. Presque tous les jours, je pleurais. Il y avait toujours une raison de verser des larmes. Chaque nuit, je me retrouvais à pleurer, parfois sans même savoir pourquoi.

J’écoutais souvent des chanteurs mélancoliques, et cela m’emmenait à pleurer abondamment, nuit après nuit. La mort de mon père avait été un choc, mais étrangement, je ne faisais pas toujours le lien entre cette perte et ma douleur. Je pleurais aussi pour d’autres raisons.

Je remplissais mon carnet de questions adressées à Dieu. Je me demandais quelle était ma raison d’exister.

Pourtant, chaque matin, j’étais une femme forte. Je me levais avec courage, j’allais à la faculté ou au travail selon la saison. Personne ne soupçonnait mes nuits de larmes. J’étais toujours prête à défendre les autres, à aider, à porter les fardeaux que personne ne voulait porter.

Je voulais être utile à tout prix. Je voulais soulager tout le monde, aider constamment, relever les défis, trouver des solutions. J’y mettais toute ma force, toute ma concentration, mon cœur, mes finances… tout mon être.

Mais malgré tout cela, je n’arrivais pas à combler ce vide intérieur.

Je pensais que le mariage comblerait ce vide. Mais même mariée, je continuais à pleurer, sans que mon mari comprenne vraiment ce que je traversais ni comment me consoler.

Ensuite, j’ai pensé qu’un enfant pourrait remplir ce vide. Mais après mon accouchement, j’ai traversé des moments difficiles avec certains membres de ma famille. La situation s’est aggravée. J’étais triste, en colère, et toujours vide.

Chaque jour, je me sentais impuissante. Les pleurs revenaient sans cesse, m’accompagnant jusqu’au lendemain.

Mais un jour, on m’a demandé d’aller prendre des mesures à Sion. Mon mari m’y a emmenée. À mon arrivée, j’ai reçu un accueil chaleureux de la communauté et de Papi Haronce.

Il est venu m’aider avec le ruban métrique. Il était très dévoué, serviable, et il me parlait avec bienveillance.

À un moment donné, il m’a dit qu’il avait un ami… puis il a cité le nom de mon père.

J’ai été choquée. J’ai eu envie de fuir, de partir immédiatement. Il a essayé de comprendre ce qui se passait. Je lui ai finalement avoué que cet homme était mon père, et qu’il était décédé depuis plus de 10 ans.

Il m’a dit qu’il ne le savait pas, mais qu’il avait connu un homme bien.

Alors, dans ma colère, ma tristesse, mon désarroi, je lui ai crié que mon père n’avait pas d’amis.

Papi Haronce a essayé de me calmer. Il m’a dit que Dieu m’aimait. Il m’a expliqué certaines choses, notamment pourquoi Dieu avait permis que je ne sois pas présente au moment de la mort de mon père.

Ensuite, il a appelé Manmie pour prier pour moi. La prophétesse a reçu une révélation : elle a vu que je gardais chez moi plusieurs objets appartenant à mon père. Ces objets entretenaient un lien avec un esprit de mort.

C’était comme un autel, et chaque objet avait une voix.

Elle m’a conseillé de m’en débarrasser rapidement.

À mon retour à la maison, j’ai immédiatement obéi. Je me suis débarrassée de ces objets.

Et en quittant Sion, je me sentais comme dans un rêve…
Comme quelqu’un que Dieu venait de visiter.

📖 « Nous étions comme ceux qui font un rêve. Je descendais de la montagne avec le cœur rempli de joie, une joie que je ne pouvais pas expliquer.

J’ai appelé mes sœurs et j’ai partagé mon témoignage. Nous avons pleuré ensemble… mais cette fois, c’étaient des larmes de joie.

Ce jour-là, j’ai fait une offrande d’actions de grâce, car la gratitude que je ressentais ressemblait à celle du dixième lépreux qui est revenu remercier Jésus.

Depuis ce jour, je n’ai jamais quitté Sion.

La communauté est devenue ma famille, avec Papi Haroncequi a reconnu sa fille, et Manmie Carmelle qui m’a accueillie avec amour.

Ce soir-là, je n’ai pas pleuré.
Je ne pleurais plus.
Je vivais.

La vie zoé coulait désormais en moi. La joie m’avait redonné ma force.

Chaque jour, à travers les enseignements, j’avais l’impression que ma vie était lue à haute voix, et que je recevais des instructions précises me concernant. Je prenais des notes. Ma soif de Dieu augmentait de jour en jour.

C’était une nouvelle saison.

J’avais expérimenté mon Dieu sur la montagne de Sion. Il m’a visitée au travers de Ses serviteurs, et ma vie a changé pour toujours.

Aujourd’hui, je suis libre, et j’ai la vie en abondance au nom de Jésus.

Témoignage de Sr Valérie Porsenna St Jean

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