Être choisi et appelé ne garantit pas de bien finir

Verset de référence

« Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement ; mieux vaut un esprit patient qu’un esprit orgueilleux. »
Ecclésiaste 7:8 LSG

Méditation quotidienne

Jésus a choisi douze disciples, parmi lesquels Judas Iscariot (Marc 3:19). Judas a été appelé, choisi et établi dans le cercle des douze. Il a marché avec Jésus, entendu ses enseignements et été témoin de ses œuvres. Pourtant, cette proximité avec le Maître ne l’a pas empêché de finir dans la trahison.

Être choisi et appelé par Dieu ne garantit pas que nous terminerons fidèlement notre course. L’appel est une grâce, mais nous avons la responsabilité de marcher dans l’obéissance, de veiller sur notre cœur et de persévérer jusqu’à la fin.

Dieu avait confié une mission aux douze, mais Judas a fait des choix qui l’ont conduit à livrer son Maître. Matthieu 26:14-16 nous rapporte sa démarche auprès des principaux sacrificateurs : « Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? » Ils lui comptèrent trente pièces d’argent.

Judas a accepté de livrer Jésus pour de l’argent. Son attachement à l’argent a pris une place qui l’a conduit à compromettre sa fidélité. Jean 12:6 révèle qu’il était voleur et qu’il prenait dans la bourse commune. Son histoire nous avertit qu’un cœur qui nourrit la convoitise peut progressivement s’endurcir jusqu’à poser des actes contraires à l’appel qu’il a reçu.

Un épisode antérieur révèle déjà cette disposition de son cœur. Lorsque Marie répandit un parfum de grand prix sur les pieds de Jésus, Judas protesta en prétendant que ce parfum aurait pu être vendu et que l’argent aurait pu être donné aux pauvres. Mais l’Évangile dévoile sa véritable motivation : il ne se souciait pas des pauvres, car il était voleur et prenait dans la bourse commune (Jean 12:4-6).

Jésus répondit à Judas : « Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture » (Jean 12:7). Par cette réponse, Jésus défendit le geste de Marie et ne donna pas raison à la logique intéressée de Judas. Même si le texte ne présente pas cette réponse comme une réprimande publique explicite, Jésus ne laissa pas la contestation de Judas annuler la valeur de l’offrande de Marie.

Judas avait donc été confronté à une situation où ses motivations étaient mises en lumière. Pourtant, plus tard, il alla négocier la livraison de Jésus pour trente pièces d’argent. Quel contraste ! Il avait contesté la valeur du parfum offert à Jésus, mais il accepta lui-même de fixer un prix pour livrer son Maître.

Que faisons-nous lorsque le Seigneur expose ou reprend les motivations de notre cœur ? Acceptons-nous sa correction pour être transformés, ou nous accrochons-nous à nos propres intérêts ? Être exposé à la vérité ne signifie pas nécessairement qu’on accepte de se laisser transformer par elle. Une correction doit devenir une occasion de repentance, et non un motif d’endurcissement.

Judas était-il prédestiné au mal ? Le récit biblique nous invite surtout à considérer la gravité de ses choix et la responsabilité de son cœur. Le fait que Jésus connaissait les événements à venir ne transforme pas la trahison de Judas en un acte innocent. Il a eu une place parmi les douze, mais il n’a pas gardé la fidélité que cette place exigeait.

Jésus lui-même avait déclaré : « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze ? Et l’un de vous est un démon ! » (Jean 6:70). Cette parole solennelle nous rappelle qu’une personne peut être au milieu des disciples sans que son cœur soit pleinement soumis au Seigneur.

La véritable transformation doit donc être fondamentale. Il ne suffit pas de changer de position, de titre, de fonction ou d’environnement spirituel. Dieu veut transformer notre cœur, nos motivations, nos désirs et notre manière de répondre à sa Parole. Une transformation authentique se manifeste par une obéissance prompte, une repentance sincère et une fidélité qui se maintient même lorsque personne ne nous regarde.

Nous devons apprendre à ne pas nous préoccuper uniquement de ce que nous pouvons recevoir, mais de ce que notre cœur est en train de devenir. Les autres peuvent nous décevoir, mais le plus important est de veiller sur notre propre vie devant Dieu. Le Seigneur nous appelle à l’examen personnel, et non à la comparaison ou à l’accusation des autres.

Le Saint-Esprit est venu demeurer en nous. Il ne veut pas simplement cohabiter avec nos anciennes habitudes : il veut régner, nous conduire dans la vérité et produire en nous son fruit. La Bible déclare : « Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4:4). Jésus a également déclaré au sujet du prince de ce monde : « Il n’a rien en moi » (Jean 14:30). Cette parole exprime la parfaite pureté de Jésus ; pour nous, elle devient un appel à ne donner aucune place au péché et à nous soumettre pleinement à Dieu.

C’est pourquoi Paul nous avertit : « Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber ! » (1 Corinthiens 10:12). Personne ne doit s’appuyer uniquement sur ses expériences passées, son ancienneté dans le ministère, ses dons ou les responsabilités qui lui ont été confiées. Nous avons besoin de la grâce de Dieu chaque jour.

La course chrétienne ne se mesure pas seulement à la manière dont nous commençons, mais aussi à notre capacité de demeurer fidèles jusqu’au bout. Paul pouvait déclarer à la fin de sa course : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi » (2 Timothée 4:7).

Ne nous contentons pas d’avoir été appelés ; cherchons à être transformés. Ne nous glorifions pas de notre position ; veillons sur notre cœur. Ne nous reposons pas sur nos commencements ; persévérons jusqu’à la fin.

Applications

  • Examine ton cœur : quelles sont tes véritables motivations dans le service de Dieu ? L’amour de Christ te conduit-il, ou recherches-tu principalement un avantage personnel, une position, de la reconnaissance ou de l’argent ?
  • Accepte la correction : lorsque la Parole de Dieu expose une mauvaise disposition en toi, ne cherche pas à te justifier. Repens-toi et laisse le Saint-Esprit opérer une transformation profonde.
  • Obéis promptement : ne reporte pas à demain l’obéissance que Dieu te demande aujourd’hui. Une petite désobéissance entretenue peut ouvrir la voie à des compromis plus graves.
  • Garde ton cœur de la convoitise : ne permets pas à l’argent, à l’ambition ou aux intérêts personnels de prendre la place de Christ. Ne sacrifie jamais ta fidélité pour un avantage passager.
  • Ne te fie pas à ton titre : avoir été choisi, appelé, établi ou utilisé par Dieu ne dispense personne de veiller sur sa conduite et ses motivations.
  • Persévère jusqu’à la fin : que tes actes confirment ton engagement. Demande chaque jour à Dieu la grâce de rester fidèle, même dans les épreuves, les tentations et les moments où personne ne te regarde.

Si vous avez été édifiés, partagez vos témoignages ou vos demandes de prière.

Bénédictions !

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