Le temps de Dieu

Verset de référence

« Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux….»
Ecclésiaste 3:1 (LSG)

Méditation quotidienne

Le temps est précieux aux yeux de Dieu. Il n’est pas simplement une succession de jours, d’heures et de minutes ; il représente aussi un espace dans lequel Dieu accomplit ses desseins et nous confie des responsabilités. Comprendre le temps, c’est apprendre à discerner ce que Dieu attend de nous à chaque saison de notre vie.

Le grec du Nouveau Testament nous aide à comprendre deux dimensions du temps : chronos et kairos.

Le chronos désigne le temps chronologique, celui qui se mesure en secondes, en minutes, en heures, en jours et en années. C’est le temps qui s’écoule, que nous soyons occupés ou non, productifs ou improductifs.

Le kairos, quant à lui, désigne un moment opportun, une occasion particulière, un temps favorable pour accomplir quelque chose. Dans le contexte biblique, il peut nous aider à réfléchir aux occasions que Dieu nous donne et à notre responsabilité de les discerner.

La différence entre chronos et kairos nous enseigne une vérité importante : nous pouvons disposer de beaucoup de temps chronologique sans pour autant saisir les occasions qui se présentent à nous. Les jours peuvent se suivre, les mois peuvent passer et les années peuvent s’écouler, mais avons-nous réellement accompli ce que Dieu attendait de nous pendant cette période ?

Nous pouvons être occupés à dix mille choses, courir du matin au soir, multiplier les activités et pourtant passer à côté de l’essentiel. Être occupé ne signifie pas nécessairement être dans la volonté de Dieu. La question n’est donc pas seulement de savoir combien de choses nous avons faites, mais aussi de savoir si nous avons consacré notre temps à ce qui avait réellement de la valeur aux yeux du Seigneur.

Valoriser son temps, c’est aussi se rendre disponible pour Dieu. C’est apprendre à distinguer l’urgent de l’important, l’agitation de la productivité spirituelle, et nos propres ambitions des responsabilités que Dieu nous confie. Paul nous exhorte en ces termes :

« Rachetez le temps, car les jours sont mauvais. » — Éphésiens 5:16 (LSG)

Racheter le temps, c’est faire preuve de sagesse dans son utilisation. C’est refuser de gaspiller les occasions qui nous sont données. C’est comprendre que chaque saison porte ses exigences et que certaines occasions ne se représenteront peut-être pas de la même manière.

On dit souvent que le temps, c’est de l’argent. Pourtant, entre le temps et l’argent, lequel est le plus précieux ? L’argent perdu peut parfois être récupéré, mais le temps écoulé ne revient jamais. Nous pouvons gagner davantage d’argent, retrouver certaines possessions et reconstruire ce que nous avons perdu, mais nous ne pouvons pas revivre hier. Voilà pourquoi il est essentiel d’apprendre à bien employer le temps que Dieu nous accorde.

Dans Matthieu 20:1-16, Jésus raconte la parabole des ouvriers de la onzième heure. Le maître d’une vigne sort à différentes heures de la journée pour recruter des ouvriers. Certains commencent tôt le matin, d’autres à la troisième, à la sixième et à la neuvième heure. Enfin, il en trouve encore à la onzième heure.

« Il sortit vers la onzième heure, et il en trouva d’autres qui étaient sur la place sans rien faire. Il leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? » — Matthieu 20:6 (LSG)

Ces derniers ouvriers arrivent à la fin de la journée, à un moment où le soleil est sur le point de se coucher. Dans le rythme habituel du travail agricole, il est presque l’heure de rentrer, de se reposer et de reprendre le travail le lendemain. Pourtant, le maître les appelle encore et leur donne une place dans sa vigne.

Quelle leçon pouvons-nous en tirer ? Le maître est encore en train de chercher des ouvriers alors que la journée touche à sa fin. Il leur donne une occasion de travailler, même tardivement. Et lorsqu’arrive le moment de la rémunération, ceux qui ont commencé à la onzième heure reçoivent eux aussi leur salaire.

Cette parabole enseigne principalement la grâce et la souveraineté de Dieu, qui accorde généreusement selon sa volonté. Elle nous rappelle également qu’il ne faut pas mépriser les occasions qui se présentent tardivement dans notre parcours.

Le soleil couchant peut symboliser, dans notre méditation, la fin d’une saison, le dernier moment d’une occasion ou l’approche de l’achèvement d’une mission. Humainement, nous pourrions penser qu’il est trop tard, qu’il n’y a plus rien à faire ou que toutes les possibilités sont épuisées. Mais tant que le Maître nous appelle, nous devons rester disponibles pour répondre à son appel.

Cependant, cette parabole ne nous encourage pas à gaspiller volontairement notre temps en comptant sur une dernière heure. Elle nous invite plutôt à répondre fidèlement lorsque Dieu nous appelle, quelle que soit l’heure à laquelle nous avons été recrutés.

Le véritable enjeu n’est pas simplement d’avoir commencé tôt ou tard, mais d’être trouvé à l’œuvre lorsque le Maître nous appelle.

Il est donc possible de passer une journée entière dans l’activité sans accomplir l’essentiel. Mais il est aussi possible de saisir une occasion tardive et de répondre avec fidélité. Dieu peut encore nous confier une mission, nous donner une occasion de servir et nous permettre de porter du fruit, même lorsque nous pensions que notre saison était terminée.

Ne nous contentons donc pas de compter nos jours : apprenons à les investir. Ne nous contentons pas de remplir nos agendas : cherchons à discerner la volonté de Dieu. Ne laissons pas le chronos s’écouler sans apprendre à reconnaître les kairos qui se présentent à nous.

Car le temps que nous valorisons aujourd’hui peut devenir le terrain sur lequel s’accomplira demain ce que Dieu nous a confié.

Prière d’engagement

Seigneur, apprends-moi à compter mes jours afin que j’applique mon cœur à la sagesse. Délivre-moi de l’agitation stérile et de toute occupation qui m’éloigne de tes desseins. Donne-moi le discernement pour reconnaître les saisons, la discipline pour bien gérer mon temps et la disponibilité pour répondre à ton appel.

Que je ne sois pas seulement occupé, mais utile entre tes mains. Que je ne laisse pas passer les occasions que tu places devant moi. Et lorsque le soleil se couchera sur une saison de ma vie, que tu me trouves fidèle, engagé et en train d’accomplir ce que tu m’as confié.

Au nom de Jésus-Christ. Amen.

Si vous avez été édifiés, partagez vos témoignages ou vos demandes de prière.

Bénédictions !

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